19/05/2017

Bonne écoute et belle découverte, soyez les bienvenus! Merci à Pascal Goffaux!

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Alexandre Hollan et les arbres

L'INTERVIEW DE PASCAL GOFFAUX

 

06/05/2017

alexandre hollan

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Quand ai-je commencé les vies silencieuses ? Tard, il y a un peu plus de trente ans... Au début (après les écoles d’art), j’ai cherché dans la nature un contact fugitif, direct, intense, pour retrouver la vraie vie... J’ai voyagé, vécu dans ma voiture (dans des paysages sauvages), découvert une nature en perpétuel mouvement. Les arbres formaient un réseau d’énergie, les collines respiraient l’infini. Dans cette fluidité, j’ai cherché une tranquillité, un lieu de paix. Mon regard était attiré par des maisons lointaines, masses isolées, murs cachés dans l’océan du monde végétal. Je voulais m’arrêter de voyager, avoir une petite maison (dans la région où je vivais pendant les mois d’été). C’est en 1984 que j’ai trouvé un petit mazet isolé, entre vignes et garrigues. Être là, retrouver la vie dans les mêmes formes, jour après jour, était le début d’une nouvelle vie. J’ai trouvé dans un mas abandonné deux vieux pots qui, avec une pomme, devenaient mes premières « vies silencieuses ». Dans l’ombre, autour du mazet, d’autres fruits, casseroles rouillées, arrosoirs se regroupaient pour me guider dans un voyage apparemment immobile vers un monde profond, rayonnant, tactile. Cette nouvelle vie silencieuse m’apportait la durée, la patience, le début de la contemplation. (Elle a parfois même développé une rapidité jusque là à peine connue dans les perceptions de mouvements ou de couleurs devant les objets.) Maintenant, dans le Midi, ou à Paris, les objets attendent tranquillement que je les regarde que je les mette en relation. Ils peuvent résonner, s’accorder, me dire quelque chose de précis. Les peintures savent mieux chercher (mieux que moi) ce qui se cherche. Ils me précèdent, me guident, me nourrissent. La vie silencieuse peut commencer.


Alexandre Hollan

 

 

les vies silencieuses
alexandre hollan
collages, peintures & plaques émaillées
du 8 mai au 15 juillet 2017 vernissage le mercredi 10 mai de 18 à 21h

« les arbres », exposition simultanée aux mêmes dates à la galerie la forest divonne, 66 rue de l’hôtel des monnaies 1060 bruxelles

24/03/2017

jan voss, on en parle...

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Claude Lorent, Arts Libre, semaine du 22 au 28 mars 2017

jan voss, on en parle...

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Gwennaëlle Gribaumont, Jan Voss, Collect, avril 2017, p.16

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16/03/2017

gravure originale de jan voss

jan_voss_gravure.jpgLa Pierre d’Alun a le grand plaisir de vous annoncer, pour fêter ses 35 ans, une coédition d’une gravure originale de Jan Voss. Il en a été tiré trente-cinq exemplaires sur Vélin de Rives 300 g numérotés et signés de 1 à 35 par Jan Voss, au prix de souscription de 1200 eur

Cette œuvre est uniquement disponible au Salon d’Art et peut être acquise en 1, 2, 3 ou 4 versements dans une durée de 4 mois.

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11/03/2017

jan voss

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Peut-être y a-t-il une sorte d’anticipation, un sentiment de déjà-vu projeté en avant quand un peintre affronte sa toile vierge ? Un instinct pareil à celui de l’aveugle qui a une idée de ce qui se trouve devant lui et autour de lui, sans encore en connaître les détails. Voir un peu, déjà, quand il n’y a encore rien à voir. Avoir une vision de la chose à venir. Avoir accès à elle. Cette chose à venir, je la vois immanquablement comme une addition de formes – dessinées, peintes, découpées, etc. – que j’ordonnerai plus tard, pour obtenir une surface dense et d’une répartition plus ou moins égale. Petit à petit, le champ pictural se peuplera donc de différentes figures ou de différentes formes qui entreront en relation les unes avec les autres simplement à cause de leur voisinage, ou par une fortune commune, ou encore en réponse de l’une à l’autre. Cette façon de me saisir de l’espace s’est même intensifiée quand j’ai compris l’intérêt que pouvait avoir le collage, moins comme principe que comme facilité de provoquer de l’inattendu. Construire à partir d’un réservoir de « données » fait penser à la technique cinématographique avec son tournage (shooting, disent les Anglo-Saxons, comme s’il fallait tuer une réalité, à la manière des chasseurs de papillons, pour pouvoir collecter son image). Ça me plaît d’ailleurs assez de me trouver, sur ce point, proche du cinéma. Dans les années soixante, on pouvait entrer à n’importe quelle heure dans une salle de cinéma et voir le début du film, le milieu ou la fin. En peinture, c’est toujours possible. On ne va quand même pas vous imposer l’heure à laquelle vous êtes autorisé à regarder un tableau et par quel bout vous devez le prendre. (Sauf qu’on commence, pour raison d’affluence, à vous imposer des horaires pour les grandes expositions des vedettes de l’art.)

Jan Voss, extrait de À la couleur Mercure de France, 2006

16/02/2017

sylvain bureau, on en parle...

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Les bonnes manières de Sylvain Bureau