16/07/2016

jean-françois de witte

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Dispersés de par le monde, de grands monolithes austères ont écrit l’histoire de vaines illusions humaines. Le mur d’Hadrien, la grande muraille de Chine, le mur de Berlin ...sont autant de pierres abandonnées et de rêves insensés.

Déposé comme par hasard sur un sol mouvant, le mur de l’Atlantique appartient à cette tradition-là. Conçu pour durer le temps du « Tausendjähriges Reich » il a échoué malgré la fureur. Un siècle à peine a suffit à décimer le souvenir de ces bunkers de béton laissant à la nature le soin de régler ses comptes.

Il ne restera bientôt plus rien de ces monolithes brisés, si ce n’est peut être la fascination d’un regard que lui a porté le photographe Jean-François De Witte. Au travers de son objectif, il traque ces formes simplifiées qui se jouent de l’ombre comme de la lumière pour paraître tout à la fois splendides et terrifiantes. Il en est familier depuis si longtemps qu’il peut en retracer les lignes rompues et les faces cachées. Il a arpenté les plages désertées quand le vent et les nuages ont pris possession des lieux. Il a pris le temps d’attendre le moment opportun pour saisir l’éphémère qui dévoile l’intemporel. Pas de couleurs, pas de mise en scène, juste un instant qui défie le temps et le rend présent.

Cette fascination pour la pierre l’accompagne depuis toujours. Curieux du moindre éclat de fossile gratté à la terre comme d’un fragment de vestige archéologique abandonné ou encore de ces pierres géantes édifiées par les hommes, il scrute ces témoignages d’une histoire universelle. C’est alors qu’il fait preuve d’obstination, de persévérance et tente de comprendre ce qui ne s’explique pas. Il s’en prend à la lumière, à cet insaisissable matière qu’il entrevoit et qu’il peut maîtriser. Il redessine les contrastes qui révèlent et les ombres qui dévoilent.  Il cadre, et s’approprie du lieu pour laisser apparaître sa face cachée à l’ombre de l’humanité. Et quand enfin il donne au papier l’empreinte de ces conspirations, l’image imprimée n’a admis aucune concession. Elle est belle mais dramatique. Elle ne se berce pas d’illusion. Elle évoque la beauté des choses mais aussi leur apparence trompeuse.

Ces images parlent de notre histoire. Elles racontent les défis humains et les causes perdues. Mais elles sont plus qu’un témoignage ; elles incitent à la vigilance. Car aucune œuvre humaine n’a pu défier le temps. Et tandis que la terre tourne inlassablement, l’homme poursuit son chemin, bercé de  songes insensés... 

Nathalie Coucke

30/06/2016

mortiaux, on en parle

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La Libre du 28 juin 2016

23/06/2016

mortiaux, on en parle...

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Roger Pierre Turine dans Arts Libre 13-19 mai 2016

 
 

10/06/2016

thierry mortiaux, on en parle

BAROUF, LES GRAVURES DE THIERRY MORTIAUX AU SALON D'ART JUSQU'AU 16 JUILLET 2016

06/06/2016

thierry mortiaux, on en parle...

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THIERRY MORTIAUX NOUS PROMÈNE

19/05/2016

thierry mortiaux, on en parle

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Gwennaëlle Gribaumont, Collect AAA, mai 2016

philippe favier, on en parle

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Aliénor Debrocq, Mad, 4 mai 2016