27/03/2008

vandenberg

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présente
cher jean,

  vandenberg

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œuvres récentes

du 3 mars au 3 mai 2008
vernissage le lundi 3 mars à 19 heures
 
congé de printemps du 23 mars au 7 avril 2008 inclus
 
 
J’ai naturellement beaucoup réfléchi, après ton départ, à notre «entreprise».
Pour moi, comme je crois te l’avoir expliqué, chaque exposition, dans chaque lieu, soit un musée, soit une galerie, soit... fait partie intégrale de l’acte créatif.
Je me sens responsable de la façon «de montrer mon oeuvre», et j’attache une importance urgente à chaque détail, tout comme dans l’acte de peindre même.
Une exposition est toujours un moment important et nécessaire, car l’œuvre doit être «vue». Ensuite, soit elle revient à l’atelier, où elle sera peut-être encore transformée (rien n’est définitif...), soit elle trouve sa place dans une collection qui prendra soin d’elle...
«Construire» une exposition, tu le sais bien, n’est pas chose facile. En fait, rien dans la création n’est «chose facile» et ici, j’ose citer Marie Depussé: «Dieu gît dans les détails», mais il faut se baisser pour l’y ramasser...
Je voudrais que cette aventure nous étonne et peut-être nous ravisse tous deux. Ce n’est pas rien.
J’ai vu ton regard sur la «pièce à rondelles», colorée aux pastels qui était prévue pour mon exposition au musée de Gand et je crois, qu’en effet, elle pourrait très bien fonctionner chez toi (dans l’étalage, par exemple) donc, montrons-la chez toi, je trouverai une autre solution pour Gand.
Je voudrais encore te demander de bien veiller à la reproduction couleurs de l’œuvre pour l’affiche. J’ai une méfiance paranoïaque envers tous les imprimeurs du monde, vu le nombre de déceptions... La couleur orange, je le sais, est très délicate à reproduire, mais elle sera magnifique sur son fond avec les lettres noires du texte. L’imprimeur doit veiller à ce que l’orange soit vraiment lumineux et pas une variante «brunâtre» comme cela m’est déjà arrivé (cfr mon livre «Le kamikaze»). Je te fais confiance...
Voilà, je tiens à te dire que notre «sortie» m’enchante et que l’étonnement deviendra porteur de magie. Je ferai au-delà du possible...
 
À bientôt, Philippe Vandenberg

anne desobry

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un ordre instable

  desobry

  anne desobry
dessins & estampes

du 14 janvier au 1er mars 2008
vernissage le lundi 14 janvier à 19 heures
présentation de «demeure de mélancolie», de bernadette engel-roux,
illustrations de anne desobry, éditions la pierre d’alun
 
Vous m’imposez un langage. Me l’enseignez. Je me soumets à ces signes, ils me servent à vous dire. J’y transcris vos passages, vos figures, vos feintes. Mon défaut s’y inscrit. Je recompose un ordre où d’autres liraient le monde. Et se reconnaîtraient. Moi défiguré.
Un ordre instable. Je cherche le point parfait où s’équilibreraient la présence et l’absence, la plénitude et le manque, mon désir et ma peur, la clarté et la nuit. L’aube est effrayante. J’y suspends ma dépouille.
Un peu d’encre sur ma page. Une empreinte, susceptible de multiplications et de métamorphoses. D’effacements, et de mutilations. C’est ainsi que tout commence. S’achève dans le même temps. Dans le temps bouleversé. J’écris ma pauvreté.
On croit un commencement à tout. Premier signe sur ma page. Puis d’autres, en mots conjoints et rythmes nécessaires. Sans doute étais-je disposé à vous reconnaître, vous recevoir, vous obéir. Je me disposais, à mon insu, à votre impératif. Le poète est une disposition à.
 
Bernadette Engel-Roux
extrait de «Demeure de mélancolie»