07/01/2013

Anne Desobry

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Dans les rêves ou dans les cauchemars, les signes, les emblèmes se cognent au non-dit.

Des images du monde s’imposent dans les errances de la pensée, se superposant aux sensations floues. 

Sur l’espace de la toile les formes cherchent leur mode d’apparition ; l’incertitude du départ propose un terrain flottant, d’où émergeront les images nourries du temps de l’introspection. Des allers retours entre passé et présent, entre lieux réels et imaginaires. Entre mélancolie et violence, les tensions de la rêverie se cristallisent dans le tableau. 

Regarder longuement : de l’image à la peinture et de la peinture à l’image (et dans l’image, ce qui n’est pas montré ; le sens). Mais entrer dans la peinture, dans son système, dans les couches, les couleurs. Laisser la peinture se charger des strates énigmatiques de la pensée.

Ce qui advient dans les tableaux : de la brutalité, des interdits, du silence. Des lieux banals, mais empreints de ce qui a pu s’y passer. Des gestes sans objet. Des chemins. Des fragments. Des hommes esseulés. Des paysages et des reflets.

Peindre construit ma relation au monde. 

A.D.

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