13/03/2013

maurice pasternak

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apparition

le temps et les événements se confondent dans
ma mémoire, en multiples images cumulant
scènes et espaces, en projections d’idées

sur et dans les fibres du lin

les pigments posés provisoirement 

et avec fragilité, font émerger l’image 

les objectifs pressentis sont empreints d’évidences
et paradoxalement changeants, focalisant sur des
visions stratifiées par des perspectives événementielles 

les étendues substantielles, mates 

l’émotion et la conceptualisation de la pensée
se pressentent durant la mise en œuvre sur le métal 

et se matérialisent après quelques mois d’errance,
de divagations

la pénétration de l’encre dans le métal

la précision référentielle tente de faire disparaître 

les traces d’écriture et d’expressivité

par la sensation illusoire d’une définition 

 

 

les regards

actions violentes

de rêves

papier, empreinte

sur les surfaces, l’enfoncement ambigu dans les fibres où l’accumulation des pigments réunit différentes composantes et définit l’image par une vague vision qui ne permet pas
le positionnement des éléments fondateurs de l’image

des personnes et lieux

font émerger l’image dans la durée, 

l’apparition, la disparition du visage, de la présence humaine

durablement, sans fin se déverse et s’enfonce dans l’épaisseur des fibres

par approche et éloignement des formes,
me permettant de faire disparaître l’affect et l’anecdote

 

 

fuit, telle une illusion enfouie au réveil

disparition

 

Maurice Pasternak

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