22/05/2015

baxter, on en parle

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09/05/2015

glen baxter

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 On (pronom indéfini malhonnête) eut bien tort de croire que ces breneux bouviers de cow-boys étaient des êtres aussi frustes que malodorants, habiles au lasso certes, capables de mater un taureau écumant, de dompter un bronco hargneux ou de ficeler les pattes d’un veau affolé, mais  suffisamment bas de plafond pour que leur entendement s’avère à mille miles de l’accès à quelque illumination quelque peu transcendentale. On (pronom indéfini battant sa coulpe) le reconnaît avec humilité après en avoir appris davantage sur leurs goûts esthétiques, auxquels sont inextricablement liés des aversions tout autant injustifiées. On ne la leur fait pas aux gars de la prairie ! Ronald Reagan, qui joua jadis à l’être, lorsqu’il ne disputait pas la vedette avec un chimpanzé nommé Bonzo, n’a d’ailleurs pas craint d’affirmer qu’il n’y avait rien de meilleur pour un homme que d’être assis sur un cheval. S’il avait connu l’adresse avec laquelle l’un qui, debout sur la selle de sa monture, peut installer avec maestria aux cimaises des bichromies gigantesquement lourdes, et de sens et tout court, sans doute eût-il nuancé son propos. Et qu’aurait-il pensé, si seulement lui-même avait pu entraver quoi que ce soit à l’Art avec un grand A ou même à celui avec un petit, s’il avait vu un autre partager avec son fidèle canasson un goût immodéré pour les petits maîtres hollandais ? Non, les héros du Far West n’appréciaient pas seulement le whisky, le sirloin steak bleu ou les bagarres de saloon. Ils faisaient preuve d’un goût exquis, la preuve en étant qu’un gratin de tofu en guise de plat du jour avait le don de les agiter voire de les mécontenter à l’envi. À l’instar des tigres, ils ne manifestent guère d’intérêt pour le végétarisme, ce en quoi nous pouvons les comprendre.

À l’évidence, le Colonel Baxter n’ignore rien de tout cela, lui qui, à l’instar d’un boy-scout perspicace pourrait dégoter l’édition originale, au demeurant plutôt rare, d’Une histoire du crochet en Belgique (1827-1923) sournoisement dissimulée au sein d’une impressionnante collection d’ouvrages pornographiques. En sus, il s’est forgé au fil du temps une opinion toute personnelle sur le surréalisme, belge ou non, son caractère bien trempé l’incitant à la peaufiner sans cesse. Aussi, est-il infiniment regrettable que le vernissage de sa prochaine exposition dans la capitale risque fort d’être étrangement dépeuplé car l’Office national de Météorologie prédit pour ce jour-là la quasi disparition de Bruxelles sous un épais nuage de pellicules indésirables, rendant bien difficile l’accès au Salon d’Art. Mais comme on n’ignore pas que les horoscopes sont plus souvent exacts que les prévisions du temps, on fera mine de n’avoir rien entendu et nous nous y marcherons sans nul doute mutuellement sur les pieds en tentant désespérément d’apercevoir l’un ou l’autre de ses dessins décoiffants.

André Stas, R.

06/05/2015

arroyo, on en parle

Focus Le Vif :  

L'oeuvre de la semaine: L'homme au chapeau

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