06/05/2015

arroyo, on en parle

Focus Le Vif :  

L'oeuvre de la semaine: L'homme au chapeau

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et ici

http://www.spainculture.be/region/bruxelles/eduardo-arroyo/

07/03/2015

eduardo arroyo

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Comme les avatars de la vie d’un peintre sont curieux ! Grâce à Jean Marchetti j’ai illustré Lulu Pompette découvrant par ce biais un texte inédit de Robert Goffin, le poète avocat, découvreur européen du jazz. 

Habité par un fond de désespoir, riche d’une culture encyclopédique et d’une plume talentueuse, cet intellectuel éloquent a écrit en 1946 un poème qu’il a intitulé États-Unis. Un vers issu de cette œuvre m’a fait me souvenir que les papillons m’effrayent davantage que les chauve-souris: « Imaginez le vol incroyable d’un papillon dans Fifth Avenue ». Inévitablement aussi, le télescopage de ces mots et de mon imaginaire a fait naître un tableau : Le jour que Richard Lindner est mort mesure plus de trois mètres par quatre (1999, huile sur toile, miroirs et bois, 310 x 450 cm). J’y représente le peintre prêt à basculer dans le vide figuré par la peinture. Les miroirs qui constituent le cadre pourraient à leur tour culbuter et inverser le paysage.

De temps en temps, la dualité peinture et littérature – ou peinture et poésie – montre son nez. De nombreux écrivains peignent ou ont peint et les peintres qui écrivent sont encore plus nombreux ; simplement chez les uns c’est plutôt la peinture qui affleure, chez les autres la littérature. Par exemple, Henri Michaux recherchait la rapidité, le temps accéléré. « Pendant longtemps j’ai seulement utilisé l’aquarelle qui est un medium très rapide. L’encre permet d’aller très vite. Et l’acrylique, en deux fois, mais encore plus rapide.» Et son œuvre graphique prend le pas sur son œuvre littéraire. Personne ne sera étonné de lire que la peinture et la littérature sont ma patrie. Elles sont ma patrie parce que dès mon plus jeune âge je les ai soumises au processus photographique de révélation, si peu révélateur, dans l’obscurité de ma chambre noire. Les collages sur papier réalisés à partir de titres de roman bousculés sont une trace de cette exploration.

Ma peinture et mon comportement ont été conditionnés par le fait que je suis né et que je me suis formé sous la dictature du Général Franco. D’ailleurs pendant longtemps mes tableaux ont été une évocation de ce que plus tard j’ai appelé, pour simplifier, mon « obsession de l’Espagne » et certaines de ces pièces ont fait partie de l’exposition organisée par le Centre Georges Pompidou en 1982. Après mon retour définitif, sont apparues dans mon travail les danseuses de flamenco, portant peineta et robe à pois, d’une Espagne folklorique hors du temps que j’aurais plongée dans une dominante noire.

Je m’accorde des jours entiers de travail pour peindre pourtant la peinture me donne et me reprend, me stimule et m’épuise. Alors que le travail sur papier au crayon, à l’aquarelle, à la gouache, moins dévorant, plus ludique, est un complément indispensable et quotidien.

Tout est une question de métier : poésie et peinture.

Eduardo Arroyo

08/01/2015

koyuki kazahaya

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Dans le travail de Koyuki Kazahaya le réel et la mémoire se fondent dans l’évocation des éléments naturels. La surface de l’eau et le dessous de son niveau visible émettent ensemble des vibrations et des sensations inscrites dans le temps par des événements passés ou à venir.

Le reflet témoigne d’une vision intérieure qui débouche sur un monde à l’envers, en profondeur. Il fait émerger une image aussitôt mise en doute: la lutte éternelle et presque mythique entre l’eau et la terre, avec l’air plus ou moins humide, porteur de particules. 

Le noir contient toutes les possibilités d’apparition. Noirs absorbants qui nous renvoient à notre solitude existentielle. Noir de la nuit, noir du fond de l’eau, noir de l’infini.

Des résonances par antipodes sont sciemment mises en liaison par l’horizon en circonférence et par l’étendue des éléments « eau », « terre » et « air ».

La sensation d’attente ou de retour sur les sites personnels évoque implicitement un vécu jamais manifesté, à peine suggéré.

Des émotions perceptibles transparaissent au travers d’une succession de couches accessibles bien au-delà des premières rencontres avec la personne ou l’œuvre. 

Les moyens utilisés, transversaux, puisent dans les outils « traçant », « imprégnant », « accrochant » les supports fragiles que sont les papiers, en sollicitant parfois la mémoire rétinienne et redeviennent à nouveau des reflets par l’impression ou la lumière des projections.

Les mouvements de l’eau, par vagues successives, infinies, sont repris, sondés jusqu’à poser le sens-même des éternels recommencements. 

Ces reprises éternelles des éléments fondamentaux de la nature sur le cours de notre existence témoignent de la fragilité de celle-ci sur cette planète, elle-même de plus en plus éphémère.

 

Dans notre mémoire, comme dans celle de Koyuki Kazahaya résonnent des événements parfois tragiques; le passé lointain et récent de l’île du Pays du Soleil Levant continue à poser la question du sens de la vie et du choix que fait l’humanité.

Maurice Pasternak

08/12/2014

Chronique arts plastiques

Musique 3
Chronique arts plastiques 2014-11-27
GEORGES MEURANT AU SALON D'ART

Pascal Goffaux présente Georges Meurant dans sa chronique


04/12/2014

Georges Meurant - Invitation au verre de l'amitié

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18/10/2014

Meurant

Meurant affiche

 

L’art visuel peut tout se permettre, même le concept, à condition de ne pas oublier les deux gestes qui l’ont fondé :  le contour et l’empreinte. Le premier délimite une forme ou un territoire au milieu de l’espace ; le second leur donne une matière, une présence, une lumière, bref un caractère. Ces deux gestes produisent les éléments à partir desquels le peintre va construire et développer un champ visuel aux dimensions de son support, traditionnellement un tableau. Pendant des siècles, les peintres ont moins conçu un tableau que la représentation qui en était le sujet, et sans doute n’a-t-on pas remarqué aussitôt que Manet puis Cézanne faisaient glisser le sujet vers ce qui le constitue, et qui est LA peinture. Dès lors,  et à leur suite, l’accent allait être mis, selon les peintres, sur le geste, sur le signe, sur la géométrie, sur la matière, sur la surface, et par conséquent sur tout ce qui fait la peinture et motive ses effets sur notre perception, notre intelligence, notre sensibilité. Il est probable que, depuis un siècle, tout a été essayé si bien qu’il n’est désormais rien de plus remarquable que l’obstination d’un peintre à explorer toutes les possibilités visuelles  que sa créativité renouvelle sans cesse. Ainsi de Georges Meurant dont les compositions, en apparence abstraitement géométriques, dissimulent une attention constante à tous les phénomènes que créent les accords de couleurs au fur et à mesure qu’ils se développent. On croit voir un assemblage de carrés, de rectangles, un tressage de formes simples, mais si les yeux s’arrêtent et regardent, ils sentent s’élever de cette mosaïque, un mouvement qui gagne en vivacité pour répondre à l’attention que vous lui donnez. Un peu plus tard, on prend conscience d’être engagé dans une relation silencieuse  intraduisible quitte à se dire que la surface, si parfaitement organisée, transpire une apparition faite de la synthèse de toutes ses couleurs. L’impression la plus forte est que l’ordonnance  géométrique du tableau, en jouant de ses diverses parties comme de touches sous le toucher des yeux, émet l’équivalent visuel d’un mouvement sonore infiniment nuancé. Un dépôt, à première vue invisible dans l’agencement des formes, s’est brusquement condensé sous l’effet de votre contemplation et il vous  révèle, un instant, l’empreinte vivante du peintre : elle qui, pour se manifester, exige que s’émeuve,  vers le fond de vos yeux, votre intériorité afin de s’y réaliser – ou pourquoi pas de s’y dédoubler...

Bernard Noël

27/09/2014

szparagowska... on en parle!

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agenda bdw #1443