01/03/2016

camille de taeye, on en parle...

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Beau de chagrin. Bernard Roisin, L'écho, 27 février 2016

18/02/2016

camille de taeye, on en parle...

Camille De Taeye, Interview de Jean Marchetti par Pascal Goffaux

Le coiffeur et galeriste Jean Marchetti présente dans son salon de coiffure une exposition de feu Camille De Taeye jusqu’au 5 mars. Dans le passé, Jean Marchetti, l’éditeur de La pierre d’alun, a publié deux ouvrages illustrés par Camille De Taeye. Aux cimaises, les images énigmatiques baignent dans une atmosphère vaporeuse. Un escarpin marque de son talon aiguille une sensualité douloureuse. Un squelette nu a vissé une tête de Minnie sur ses os. Le monde de Camille De Taeye flirte avec la mort et les chairs disparues.
Le Salon d’art est installé au 81 de la rue de l’Hôtel des monnaies à Saint-Gilles.

08/02/2016

On en parle...

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http://mu-inthecity.com/2016/02/revoila-camille-de-taeye/

19/12/2015

camille de taeye

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Surgies des brumes où le peintre s’est évanoui en 2013, ces grisailles parfois touchées de couleurs n’ont jamais été exposées. Feutrées et boréales, brutales et tendres, elles ont un peu valeur d’icône dans ce cheminement tendu entre la vie et la mort, montrant comment Camille naît à lui-même ces années-là en courtisant le vu et le vécu, le concret et l’improbable, le burlesque et le romanesque. Rapidement, il déploie sa stratégie d’alerte et de sauve qui peut dans le choc des contraires, l’imbroglio des symboles, l’incongruité des situations. Pas de commencement à proprement parler, de différence notoire en fonction des dates. Pas de musculation, autrement dit, de temps où, s’échauffant, le peintre planterait le futur. D’emblée, ce monde de volupté et de glace et ce langage sont le sien, mêlant aux matériaux du quotidien et de la nature les objets de désir et de menace. À la fin des années 70, les images sont fortes déjà en tension onirique et la grammaire plastique, chavirée. La géographie du sens dessus dessous et l’arsenal De Taeyens ou detaeyens ? sont en place. Squelette, nus, tête de Minnie, patin à glace, miche de pain et plaines lointaines, montagnes, torrents, forêts saignées en clairière... fantasment la représentation. Le désir est là, en embuscade et sans tabou. Une jambe, un rasoir, des crayons en carquois, un serpent, un escarpin se faufilent entre résurgences du passé et baisers de la mort, saluant ce monde abondant et prometteur qui ne perd rien pour attendre. Tôt aussi, le langage réconcilie peinture et dessin. Jamais l’un sans l’autre. Un dessin en virgule, dru, moucheté, presque cellulaire pénètre la toile mouillée, l’innerve, l’irrigue. Vaporeuse, la sensibilité picturale étire en nappe des lumières diffuses, suscite des éblouissements, égrène des camaïeux. Parfois, par le truchement d’un poisson rouge, d’un costume cravate et de couleurs acides, elle fait flamber la toile. Un poète de l’orage et de l’énergie est né, sans aucun doute.

Danièle Gillemon

12/12/2013

Camille de Taeye

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22/04/2009

camille de taeye - presse (L’Echo)

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Colette Bertot, l’Écho du samedi 11 au lundi 13 avril 2009

03/03/2009

camille de taeye

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Ce n’est pas un autre monde que le nôtre. C’est son monde que Camille De Taeye peint à l’acrylique et allie au crayon dont il taille l’écorce de bois, fond et cuit l’épine anthracite. C’est du crassier des mines que saillent les montagnes où s’accote le fond de ses toiles, les squelettes, les ondes déferlantes, la moire de la plage, la veste de cuir sombre, tout ce qui n’est pas coloré dans ses tableaux. Et que ponctue l’éclat du blanc à l’instar du cygne immaculé, du lys et des nénuphars sous le ciel bleu dont ne subsiste qu’un petit coin pommelé de nuages laiteux. Alliance du jour et de la nuit, du présent et du passé, des cauchemars et de l’éveil, des songes diurnes et des ombres portées. Les couleurs ont leurs fantômes, leurs âmes errantes. Récurrence inaltérable du vert. Asperges, poireaux, choux-fleurs. Sur le gazon du billard roule la boule en ivoire, aussi ronde que la pomme verte, croquante et juteuse, qui symbolise à la fois le péché et la vie comme l’œuf représente l’innocence (perdue). La peinture pour Camille De Taeye est une création de la conscience, liée à l’invention de la mémoire et non à l’endormissement des sens. Corps marmoréen de Vénus décapitée. Rasoir, scie, ciseau à bords crantés servant à cisailler des bords nets comme les lisières d’une blessure. Camille De Taeye ne décrit pas ses rêves, il les visualise picturalement et concrétise par l’éveil la vision qu’il en a. Sortie de la poche du diable, une immense faux noire et lisse, aussi aveugle qu’une tornade, transperce les nuées. Une hache frappe un dos. Une silhouette minuscule s’éboule dans une crevasse. Le théâtre du monde est décidément sans rappels. Camille De Taeye, le flamboyant foudroyé, met sa vie dans sa peinture. Épopée cruelle, odyssée des objets, poésie de l’irréel, voyage dans l’inexorable. À mesure que les désastres se succèdent, l’œuvre magnifique s’accomplit. Irréversible. Camille De Taeye éternise ses vertiges intimes. Il allège l’effroi des choses, fait éclore en surface le remuement des profondeurs qu’éclairent des ombres internes. Camille De Taeye exhale le chaos et vante son harmonie. Camille De Taeye conçoit un monde qui existe dans une dimension et nous transporte dans une autre. Au-delà du rêve, de la logique, de la pesanteur, de la gravité, de la douleur et du sourire.

Patrick Roegiers, Saint-Maur, 12 janvier 2009