16/11/2016

erró, on en parle...

16-10-26_erro_soir.jpg
Le Soir, 26 octobre 2016

14/10/2016

erró, on en parle...

Merci à Michel Verlinden

16-10-14_Vif_Focus_Verlinden_44.jpg

16-10-14_Vif_Focus_Verlinden_45.jpg

in LeVif, Focus, 14 octobre 2016

erró

vernissage ce lundi 17 octobre dès 18 heures
en présence de erró !

Erró-aff-sep-16_600.jpg

Erró est né au pays des volcans et des geysers. C’est un même phénomène de même nature qui semble se produire dans son travail. À la base, il y a ces banques d’images que Erró rassemble en découpant dans les magazines de tous pays des images qui le retienne et qui, soigneusement classées par ses soins selon leurs sujets, vont nourrir ses tableaux.

C’est dans le travail de montage – au sens cinématographique du terme – auquel se livre ensuite Erró que se marque toute la différence entre son œuvre et celle des premiers pop’artistes dont elle est contemporaine. Usant de juxtaposition d’images – par affinités ou par contraste– que fixe à un moment le collage, Erró cherche à rendre aussi significative que possible l’image finale : loin de la neutralité volontaire des toiles d’Andy Warhol où le report photographique, l’usage d’une monochromie subtile (Lavender Disaster ou Big Electric Chair ) sont faits pour masquer la violence du document initial, les tableaux que Erró réalise à partir de ses collages se veulent commentaires acides de la situation sociale, dénonciation de toutes ambiguïtés politiciennes, refus violent des collusions entre affaires publiques et capital...

Commentaires au présent et sans complaisance des remous du monde, les peintures d’Erró s’inscrivent dans la lignée directe de ces grands tableaux d’histoire – du Tres de Mayo de Goya à La Liberté guidant le peuple de Delacroix ou au Guernica de Picasso – où passent soudain un souffle perdu par la masse des imagiers trop occupés, à la suite de Meissonnier, de charges de cavalerie et d’éclats de sabres et qui semblaient avoir pour toujours relégué au rang de l’illustration ce qui était à l’origine cri d’horreur ou de colère.

En puisant aux sources du quotidien – celui des journaux – Erró retrouve ce langage immédiatement compréhensible à l’époque, celui qu’entendait précisément les émeutiers des barricades de 1830 ou les témoins atterrés du massacre de Guernica en entrant dans le Pavillon de la République espagnole de l’Exposition internationale de 1937.

Ce que Erró a compris, c’est que l’image doit d’abord s’imposer à un premier degré, être communicable même à qui lit plus les mangas que la littérature, ce qui n’empêche pas le peintre d’utiliser, au-delà de l’effet immédiat, des codes de lecture superposés qui peuvent solliciter jusqu’aux regardeurs les plus avisés.

Daniel Abadie 
(extrait de La grande Errósion des images aux éditions La Pierre d’Alun, Bruxelles, 2015)

Publié dans - exposition, erró | Lien permanent |  Facebook | | Pin it! |

16/07/2016

jean-françois de witte

Jean-François-De-Witte_aff.jpg

Dispersés de par le monde, de grands monolithes austères ont écrit l’histoire de vaines illusions humaines. Le mur d’Hadrien, la grande muraille de Chine, le mur de Berlin ...sont autant de pierres abandonnées et de rêves insensés.

Déposé comme par hasard sur un sol mouvant, le mur de l’Atlantique appartient à cette tradition-là. Conçu pour durer le temps du « Tausendjähriges Reich » il a échoué malgré la fureur. Un siècle à peine a suffit à décimer le souvenir de ces bunkers de béton laissant à la nature le soin de régler ses comptes.

Il ne restera bientôt plus rien de ces monolithes brisés, si ce n’est peut être la fascination d’un regard que lui a porté le photographe Jean-François De Witte. Au travers de son objectif, il traque ces formes simplifiées qui se jouent de l’ombre comme de la lumière pour paraître tout à la fois splendides et terrifiantes. Il en est familier depuis si longtemps qu’il peut en retracer les lignes rompues et les faces cachées. Il a arpenté les plages désertées quand le vent et les nuages ont pris possession des lieux. Il a pris le temps d’attendre le moment opportun pour saisir l’éphémère qui dévoile l’intemporel. Pas de couleurs, pas de mise en scène, juste un instant qui défie le temps et le rend présent.

Cette fascination pour la pierre l’accompagne depuis toujours. Curieux du moindre éclat de fossile gratté à la terre comme d’un fragment de vestige archéologique abandonné ou encore de ces pierres géantes édifiées par les hommes, il scrute ces témoignages d’une histoire universelle. C’est alors qu’il fait preuve d’obstination, de persévérance et tente de comprendre ce qui ne s’explique pas. Il s’en prend à la lumière, à cet insaisissable matière qu’il entrevoit et qu’il peut maîtriser. Il redessine les contrastes qui révèlent et les ombres qui dévoilent.  Il cadre, et s’approprie du lieu pour laisser apparaître sa face cachée à l’ombre de l’humanité. Et quand enfin il donne au papier l’empreinte de ces conspirations, l’image imprimée n’a admis aucune concession. Elle est belle mais dramatique. Elle ne se berce pas d’illusion. Elle évoque la beauté des choses mais aussi leur apparence trompeuse.

Ces images parlent de notre histoire. Elles racontent les défis humains et les causes perdues. Mais elles sont plus qu’un témoignage ; elles incitent à la vigilance. Car aucune œuvre humaine n’a pu défier le temps. Et tandis que la terre tourne inlassablement, l’homme poursuit son chemin, bercé de  songes insensés... 

Nathalie Coucke

30/06/2016

mortiaux, on en parle

mortiaux_libre_28jun16010.jpg

La Libre du 28 juin 2016

23/06/2016

mortiaux, on en parle...

mortiaux_arts_libre_rpt_13-19mai16.jpg

Roger Pierre Turine dans Arts Libre 13-19 mai 2016

 
 

10/06/2016

thierry mortiaux, on en parle

BAROUF, LES GRAVURES DE THIERRY MORTIAUX AU SALON D'ART JUSQU'AU 16 JUILLET 2016