08/02/2016

On en parle...

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http://mu-inthecity.com/2016/02/revoila-camille-de-taeye/

27/01/2016

les 40 ans... on en parle

ici : musiq3 - Le Salon d'Art 40 ans

(pour info : http://www.rtbf.be/musiq3/article_salon-d-art-40-ans?id=9196282)

En 1976, le coiffeur Jean Marchetti ouvre une galerie dans sonsalon de coiffure de la rue de l’Hôtel des Monnaies à Saint-Gilles.Installé aujourd’hui au n° 81, le salon accueille le client amateurd’art. Jean Marchetti est également un amoureux du papier. Ilfonde en 1982 les éditions La Pierre d’alun qui publient des textesillustrés par des images. Les mots d’un écrivain dialoguent avecles visions d’un plasticien. Les rencontres sont toujours originales.Le Plumier de vent est un recueil de poèmes de feu FrançoisJacqmin paru avec des illustrations d’Alexandre Hollan. PierreAlechinsky illustre les Indications de jeu du musicien Erik Satie.Ouvrez la tête, Elargissez votre impression sont des injonctions ducompositeur qui font écho à l’enseigne que le Figaro galeriste achoisi avec l’accord de son auteur qui est l’imagier Roland Topor.L'enseigne représente un homme vu de dos, un peigne planté dans la tête dont la moitié du crâne est mis à nu par lecerveau. Topor était un tendre qui s'amusait à semer la panique.

 

 et ici : rtbf.be

(pour info : http://www.rtbf.be/radio/podcast/player?id=2078155&channel=musiq3)

22/12/2015

hollan, on en parle...

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Roger Pierre Turine, Arts Libre, semaine du 11 au 17 décembre 2015

19/12/2015

camille de taeye

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Surgies des brumes où le peintre s’est évanoui en 2013, ces grisailles parfois touchées de couleurs n’ont jamais été exposées. Feutrées et boréales, brutales et tendres, elles ont un peu valeur d’icône dans ce cheminement tendu entre la vie et la mort, montrant comment Camille naît à lui-même ces années-là en courtisant le vu et le vécu, le concret et l’improbable, le burlesque et le romanesque. Rapidement, il déploie sa stratégie d’alerte et de sauve qui peut dans le choc des contraires, l’imbroglio des symboles, l’incongruité des situations. Pas de commencement à proprement parler, de différence notoire en fonction des dates. Pas de musculation, autrement dit, de temps où, s’échauffant, le peintre planterait le futur. D’emblée, ce monde de volupté et de glace et ce langage sont le sien, mêlant aux matériaux du quotidien et de la nature les objets de désir et de menace. À la fin des années 70, les images sont fortes déjà en tension onirique et la grammaire plastique, chavirée. La géographie du sens dessus dessous et l’arsenal De Taeyens ou detaeyens ? sont en place. Squelette, nus, tête de Minnie, patin à glace, miche de pain et plaines lointaines, montagnes, torrents, forêts saignées en clairière... fantasment la représentation. Le désir est là, en embuscade et sans tabou. Une jambe, un rasoir, des crayons en carquois, un serpent, un escarpin se faufilent entre résurgences du passé et baisers de la mort, saluant ce monde abondant et prometteur qui ne perd rien pour attendre. Tôt aussi, le langage réconcilie peinture et dessin. Jamais l’un sans l’autre. Un dessin en virgule, dru, moucheté, presque cellulaire pénètre la toile mouillée, l’innerve, l’irrigue. Vaporeuse, la sensibilité picturale étire en nappe des lumières diffuses, suscite des éblouissements, égrène des camaïeux. Parfois, par le truchement d’un poisson rouge, d’un costume cravate et de couleurs acides, elle fait flamber la toile. Un poète de l’orage et de l’énergie est né, sans aucun doute.

Danièle Gillemon

19/11/2015

portfolio de quatre sérigraphies de glen baxter

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27/10/2015

estampe de alexandre hollan

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17/10/2015

alexandre hollan

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« Le son est le premier mouvement de l’immobile. » 

L’arbre naît, vit et meurt à la même place. Jusqu’à n’en plus pouvoir il croît vers le haut ; mais sous le sol, prend aussi de l’amplitude suivant, c’est le cas du chêne, la taille du feuillage. Il paraît d’une forme plus ou moins régulière, alors que vu de près il abrite un sacré fouillis. Depuis toujours il voisine avec l’être humain et le monde animal, dans un curieux rapport d’indifférence et de générosité démesurée. Il ressemble à quelqu’un mais on le prend pour quelque chose, – et marque les esprits au point qu’on lui en attribue, de l’esprit. 

Le chêne préside. Son puissant impact visuel a suscité des rêveries à n’en pas finir. Qu’il suffise de nommer sa reine, Égérie, et voilà pour la poésie-littéraire.

Cette rêverie perd pied devant les chênes que dessine Alexandre Hollan, au profit d’une émotion plus substantielle. Voilà qu’on ne sait trop qui, de l’homme sur le motif (ou non) ou de l’arbre ausculté donne le ton, éclaircit le noir, charge le gris, jouit d’autres couleurs, ouvre l’espace et le ferme aussitôt pour imprégner le papier.

Il y a une paisible effronterie à un tel acharnement. Ça permet un néologisme : achênement. Avisons-nous, par ailleurs, que ce processus créatif, qui est un mode de vie, constitue un flagrant déni à ce qui fait l’air du temps.

Les « Vies silencieuses » donnent corps aux fruits et objets manufacturés par l’homme qui en use (en principe) à son gré, pour se faciliter l’existence. Leur charge symbolique peut être forte mais dans le cas présent leur attrait réside dans les assemblages formels qu’elles permettent. La tradition veut qu’on parle de natures mortes ici dites « Vies silencieuses », compositions dont sourd une force étrange car les frontières entre les timbres s’estompent, sans que le diffus ne devienne confus.

Le secret de la passion qui anime ces œuvres est un doute perpétuel, qui mène le crayon et le pinceau par le bout du nez.

 

Daniel Meyer