09/12/2013

De wondere tuinen van Kikie

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COLLECT Kunst & Antiek Journaal, december 2013

Dans le jardin de Kikie

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COLLECT Arts Antiques Auctions, décembre 2013

19/10/2013

Kikie Crêvecœur

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Fermez les yeux : vous êtes dans la verrière d’un jardin d’hiver sur laquelle serait tombée une moisson de feuilles. En même temps, vous êtes troublé : certaines de ces feuilles semblent avoir traversé la verrière... C’est là ce qui donne aux Cimes de Kikie Crêvecœur la vibration caractéristique et fascinante du trompe-l’œil, son tremblé, cet effet de profondeur contrariée propre aux canopées, ultimes réalisations de l’arbre où tout est mouvement à la recherche de sa pointe. Les petits carreaux de cette verrière intérieure sont en fait des gommes gravées ajustées entre elles de façon à composer la mosaïque que vous avez sous les yeux.
Kikie Crêvecœur s’appuie sur la récurrence, ce qui lui donne la forte définition propre à tous les bâtisseurs, mais, alors même qu’elles sont toutes demi-sœurs, voire jumelles, ces petites empreintes noires et blanches  parviennent  à déjouer la répétition.
Le geste n’est jamais linéaire, et cela se sent : visiblement le chemin s’invente et se perd. Elle construit comme un puzzle dont elle ne connaîtrait pas la représentation finale, et d’autant plus complexe qu’ici, les pièces, toutes identiques, ne permettent pas de deviner leur place sur l’échiquier en fonction de leur forme : aucune de ces petites unités fractales ne pouvait laisser prévoir ce qu’ensemble, elles allaient devenir, c’est-à-dire tout autre chose. Kikie réalise une composition, au sens propre du terme.
Au sens musical aussi. Il y a en effet des scansions, des tempi plus sombres, des noirs intenses qui ont la sensualité du velours ou au contraire la constriction de la matité – mais aussi des blancs, comme des arias plus légères, comme envolées. L’alignement des gommes évoque irrésistiblement une gigantesque portée sur laquelle l’artiste aurait choisi de noter sa partition.
Il en va de même pour vous, n’est-ce pas, qui regardez, qui construisez votre dédale personnel – apparaissant, disparaissant –, il vous est difficile à présent de revenir sur vos pas, de reconnaître vos empreintes, tant la gomme qu’à gauche vous pensiez noire, présente désormais des reflets mordorés, tant celle de droite vient de prendre le vert huileux du khôl, tant celle que vous pensiez blanche, il y a un instant, présente comme l’ombre inversée de sa sœur contiguë... Non seulement votre pupille acquiert une acuité nouvelle mais vous apprenez à la façon des taoïstes, la circulation : la gomme regardée contient déjà une partie de celle à regarder, son devenir. Comment mieux figurer les cimes et leurs souffles ?
Kikie Crêvecœur a choisi de conjuguer, de multiplier, de partager. Telle est l’artiste, telle est la personne.

Christine Caillon, septembre 2013

03/06/2013

Reine de la gomme gravée, Roger Pierre Turine, La Libre, 31 mai 2013

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24/12/2009

meilleurx vœux

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2010

Jean Marchetti et Kikie Crêvecœur
vous présentent leurs meilleurs vœux

Le Salon d'Art et de coiffure est femé du 25 décembre au 10 janvier 2010

 

24/10/2009

kikie crêvecœur

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Il y aurait au départ la forme d’un tumulte quand pourtant tout serait à la recherche d’un centre. Il y aurait le souci de créer un rythme, une manière bienveillante d’organiser les choses au moment même de ressentir le chaos. Une façon de jeter les couleurs à la surface du papier qui sait que la lumière avoue plus de richesses que les mots qui cherchent à la saisir.
L’extase est, comme la banalité, circulaire. Elle n’offre l’empreinte que de ce qui se peut atteindre et se garde en réserve un espace vital, tantôt blanc, quelquefois zébré de foudre, toujours accordé. Ce qui respire n’appartient pas qu’au mortel, il ressortit aussi à l’immanent, à l’harmonie.
À l’œil, chacun choisira ce qui apparaît ou disparaît, ce qui encombre ou se laisse entrevoir, les ajustements ou les décompositions. Comme le nuage se métamorphose au gré du vent, l’œuvre glisse sur le ciel de son papier dans le grouillement de ses réseaux, dans le mouvement de ses passages, dans la rumeur encore inconnue de ses rencontres.
L’abeille sait donner aux formes le rythme qui précède le miel. Kikie Crêvecœur demeure inquiète, mais aux aguets, vigilante: elle sonde nos secrets, sent les vibrations que la vie anime et lui restitue, avec une égale élégance, sa grisaille ou ses couleurs éclatantes. Quelque chose chante, que rien n’arrête, comme une ride à la surface de l’eau.

Jack Keguenne, septembre 2009